Histoire

En 1089, la bulle du Pape Urbain II reconnaît l’Église de Neublans parmi les propriétés de l’Abbaye de Baume.

« Ecclesiam Neblensis Cum castri apendicis earum. »

Le doyenné de Neublans couvre un vaste territoire dont faisait partie, en 1219, par exemple l’Eglise de Seurre, mais aussi celles de Pierre-de-Bresse, Authumes et Petit-Noir.
Le beffroi est d’inspiration moyenâgeuse par ses formes solides et ses contreforts d’angle. Les fenêtres romanes ont été obstruées. Avant les voûtes actuelles de la nef, des fresques à fleurs de pommiers ont été peintes au sommet des murs.
La litre seigneuriale encore bien présente presque tout autour du bâtiment, à l’extérieur, a permis au Moyen-âge la gravure des blasons seigneuriaux, tandis que deux anciennes chapelles, face sud, sont signalées en 1637 et que la Confrérie du Rosaire a construit la sienne face nord ; elle fut détruite en 1850.
La Chapelle du transept Sud est citée dès 1710 dans les mémoires d’un procès riche d’enseignements (1710-1729) entre la veuve Ryard et le Seigneur Jean-Joseph Froissard de Broissia.
La Chapelle actuelle du transept nord a été construite à partir de 1850 : la famille de Broissia offre en 1853 le très beau vitrail de la Vierge à l’Enfant.
Le mobilier intérieur est intéressant, dès lors que l’on peut dater les quatre statues en bois polychrome des 15ème, 16ème et 17ème siècles ; la chaire à prêcher, les fonts baptismaux et la barrière de communion (celle-ci a disparu en 1973) ont été installés au début du 18ème il en est ainsi du Retable et de son tableau, réalisé par le peintre franc-comtois Claude-Adrien Richard (1662-1748) représentant la lapidation de Saint-Étienne, patron de la paroisse.
Le calvaire du 15ème siècle offre la particularité peu courante de sculptures des deux côtés de la croix : le Christ, puis la Vierge.

Bien entendu le site Église-Château est remarquable : l’ensemble est indissociable en raison de sa position stratégique, au-dessus de la basse vallée du Doubs ; en 1477, Louis XI détruit le château fort, puis il est reconstruit, mais en 1637 les armées de Louis XIII l’anéantiront de nouveau ; à partir de 1703 la famille Froissard de Broissia commencera la construction du château actuel, de style néo-classique, mais inachevé en raison de la Révolution de 1789.

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